2ème édition du Festival International du Livre et des Arts Francophones (FILAF) à Brazzaville

La deuxième édition du FILAF s’est tenue du 3 au 7 avril à l’Institut français du Congo, autour du thème : « Penser et raconter l’Afrique ». Plus de 3 000 personnes ont assisté à des tables rondes, des lectures, de la musique, du théâtre et du cinéma sous la direction de Khady Fall Diagne, conceptrice et directrice du festival, professeur au lycée Saint-Exupéry et docteur es lettres, langue et littératures françaises, spécialité littératures francophones contemporaines de l’Afrique subsaharienne, des Antilles et des Caraïbes.

Le soir d’ouverture, l’Ambassadeur de France au Congo, M. Bertrand Cochery, a annoncé dans son allocution qu’il fallait « faire, ou refaire, de Brazzaville une de ces capitales où l’Afrique parle d’elle-même, pour elle-même, pour l’ensemble du continent africain et bien au-delà ».

Cinq panels ont rythmé la semaine, abordant des thèmes tels que la représentation de l’Afrique dans la littérature, les réalités, les imaginaires, les contre-discours, les afro-descendants et l’héritage de l’histoire, ou encore l’apport des intellectuelles dans l’émancipation des femmes. Le dernier jour, le Conseiller de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France, M. Michel Pré, a animé une conférence avec l’Ambassadrice de la Délégation de l’Union européenne au Congo, Mme Saskia de Lang, sur les relations des deux continents africain et européen et l’enjeu migratoire.

Plusieurs écrivains, universitaires, journalistes africains et européens ont été invités à Brazzaville pour l’occasion : le romancier congolais Emmanuel Dongala, invité d’honneur qui a notamment présenté son dernier titre "La Sonate à Bridgetower", l’écrivain soudanais Abdelaziz Baraka Sakin, le journaliste de RFI Yvan Amar, le poète congolais Gabriel Mwènè Okoundji, l’universitaire franco-camerounais Romuald Blaise Fonkoua, la romancière sénégalaise Ken Bugul, l’historien congolais Théophile Obenga, l’écrivain et traducteur belge Xavier Luffin, le dramaturge et romancier haïtien Makenzy Orcel, le slameur camerounais Marc Alexandre Oho Bambe et le professeur congolais Omer Massoumou, fils doyen de la faculté des Lettres de l’Université Marien Ngouabi.

Le festival a aussi accueilli les performances artistiques de la Chorale Les Divins, Lapie d’Or, Styl’oblique Brazza et Army Street pour la carte blanche de Makenzy Orcel, de Gladys Samba et Les Mamans du Congo, d’Habit Mampila pour des prestations musicales et de comédiens brazzavillois pour l’adaptation théâtrale du roman « Photo de groupe au bord du fleuve » d’Emmanuel Dongala.

Hors de l’IFC, les auteurs ont rencontré des étudiants de l’Université Marien Ngouabi à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines ainsi que les lycéens des écoles Saint-Exupéry, Chaminade et La Révolution.

Le festival s’est clôturé avec la remise des prix du grand concours d’écriture des lycéens du Filaf et un plateau final qui a rassemblé tous les intervenants.

Dernière modification : 17/04/2018

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