Dalila Daleas expose à Pointe-Noire

L’artiste au nom de sirène présente actuellement à l’Institut français du Congo à Pointe-Noire plusieurs séries d’œuvres picturales récentes (autoportraits et portraits, triptyques) ainsi que des travaux réalisés dans la ville océane.

Une artiste trans-culturelle.
Née en 1974 à Oran – Algérie, Dalila Dalléas a grandi en France. Après une licence de biologie, elle entre à l’école des Beaux-Arts de Paris et commence à exposer en 2003 sous le nom de LouzlaDarabi. Elle redécouvre vraiment son pays natal en 2004 lors d’une résidence de création pendant laquelle elle organise un atelier de peinture à l’attention des femmes. En 2005, sous la pression de menaces islamistes, une de ses toiles est retirée d’une exposition au Musée des Cultures du monde de Göteborg. Evènement qui va lui faire comprendre la portée symbolique et politique du geste artistique en même temps qu’analyser autrement ses rapports à sa culture d’origine. En 2009, elle change de nom pour signer désormais sous celui de Dalila Dalléas. Elle développe actuellement plusieurs projets : des installations comme Les pingouins guerriers qu’elle dispose clandestinement dans des musées ou espaces publics, une série de triptyques ainsi qu’un travail d’archives visuelles sur l’Algérie (elle exposera très prochainement à l’Institut français d’Alger). Depuis deux ans, elle vit et travaille à Berlin.

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Biographie intime.
Vidéos, installations, son, photo, peinture, dessin : Dalila Dalléas utilise les médiums en fonction de leur efficacité selon les contextes et les objectifs. Cependant la peinture reste pour elle une pratique constante depuis 1997. Traversée par les figures de peintres tels que Masaccio, Della Francesca, Delacroix (variations d’après les Femmes d’Alger) et Malevitch, privilégiant une gamme chromatique lyrique, la peinture de Dalila Dalléas est marquée par l’expression d’une biographie intime. Ses œuvres mettent en effet en scène des situations liées à l’identité (portraits et autoportraits), la sexualité (gouaches érotiques), la peur et la violence (triptyques reliant féminité, rêves et mort) tout en donnant l’impression d’avoir été inspirées par des vers d’Arthur Rimbaud, Friedrich Hölderlin ou Georg Trakl. Cette quête poétique se prolonge jusque dans ses séries de paysages (ciels, forêts) selon une approche unissant romantisme, symbolisme et contemporanéité.

Du 24 novembre au 31 décembre 2011, à l’IFC de Pointe-Noire

Dernières expositions.
2011 : Nomads-Settled, Kunstraum Béthanien, Berlin / Institut français d’Alger /
Here and Now…Amnésia, Savvy Contemporary, Berlin / KSalon, Berlin
2010 : Biennale de Dakar / GaleriePeter Hermann, Berlin / Focus 10, Off Basel/
Freies Museum, Berlin / BetweenTwo Cities, Galerie G11, Berlin.

Dernière modification : 06/12/2011

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