Hommage aux victimes des attentats terroristes du 13 novembre - Intervention de S. Exc. M. Jean-Pierre VIDON, Ambassadeur de France en République du Congo, le 16 novembre 2015


Nous sommes rassemblés, ici, à Brazzaville comme le sont, à ce moment précis, plusieurs millions de personnes dans l’Union européenne et au-delà, pour nous incliner devant la mémoire des victimes innocentes des attentats terroristes en série qui ont frappé en alternance Saint-Denis et Paris dans la soirée du 13 novembre. Le Président de République du Congo, S.Exc. M. Denis Sassou N’guesso vient de renouveler l’expression de sa compassion en se rendant à l’ambassade, il y a peu, pour signer le livre de condoléances. Dès samedi, il avait adressé un message au Président François Hollande et m’avait reçu pour me témoigner sa sympathie.

La France a été attaquée, dans la chair de ses filles et de ses fils, dans la chair aussi de celles et ceux qu’elle accueille, parce qu’elle défend, partout dans le monde, des valeurs universelles, des valeurs d’humanité, de respect de la diversité, des valeurs qui contrecarrent la barbarie, l’intolérance, l’oppression, des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité si bien illustrées par sa devise. La France a été attaquée parce qu’ « elle est un pays libre qui parle à l’ensemble de la planète » comme l’a déclaré le Président de la République.

La défense de ces valeurs, qui avaient été bafouées, a été une priorité absolue pour le concert des Nations au lendemain de la Seconde guerre mondiale et des pertes en vies humaines, par millions. Des pas considérables ont été faits, assurément, pour un monde meilleur, mais nous constatons tristement que des efforts sont toujours nécessaires alors que, précisément, la France vient de connaître un crime d’une ampleur inégalée dans la mémoire collective. Comment ne pas prononcer, dès lors, le mot d’acte de guerre ? Ainsi, dans ce contexte, « unité, rassemblement et sang-froid », comme l’a dit également le chef de l’Etat, sont des maîtres-mots. C’est dans cet esprit que je vous demande d’observer maintenant une minute de silence.

Dernière modification : 19/11/2015

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