Infrastructures : appui au programme d’’investissement prioritaire du Port Autonome de Pointe Noire (PAPN)

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Contexte

Sa position géographique confère au Congo un rôle naturel de transit pour la desserte commerciale de la sous-région.
Le Port de Pointe-Noire, unique débouché maritime du Congo, assure le transit des marchandises en provenance et à destination de l’’intérieur du pays et accueille également un trafic en transbordement vers des autres pays de la sous-région.

Face à la forte croissance du trafic maritime, particulièrement les marchandises en conteneurs, depuis 2000, le port de Pointe-Noire présente des signes de saturation justifiant un lourd programme d’’investissement pour accroitre sa capacité physique.

L’AFD accompagne depuis 2003 le Port Autonome de Pointe-Noire (PAPN) dans son ambitieux "programme d’’investissement prioritaire". Dans cette perspective, l’’AFD a financé en 2004 l’étude de faisabilité de ce programme, puis en 2006 et 2007, des appuis au renforcement de la gestion du PAPN. Au-delà de ses financements, elle a accompagné le PAPN dans ses réformes : modifications statutaires, amélioration des outils de gestion, mise en concession du Terminal à conteneurs.

Suite à ces différentes mesures, l’’AFD a décidé en mars 2009 d’octroyer un prêt non souverain (sans garantie de l’Etat congolais) de 29 millions d’euros pour la réalisation de son programme d’’investissement prioritaire. La Banque Européenne d’Investissement et la Banque de Développement des Etats d’Afrique Centrale cofinancent ce programme, respectivement pour 29 millions d’euros et pour 8 milliards de FCFA.

Objectifs

Le "programme d’’investissement prioritaire" vise à répondre à la croissance du trafic du Port de Pointe-Noire en améliorant la qualité des services et en permettant d’accueillir des navires de plus grande taille.
Il facilitera l’’insertion du Congo et son hinterland dans le commerce international.

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Descriptif du projet

Le programme comprend :

- L’’extension sur 300 m de la digue extérieure de protection permettant de constituer un nouveau piège à sable,
- Des dragages d’’approfondissement à – 16 m du chenal et des bassins d’’évolution et à – 15 m des pieds de quai du terminal à conteneurs,
- L’’aménagement du terminal à conteneurs et d’’une zone logistique (empotage / dépotage), concomitamment à la mise en concession du terminal,
- La réfection du terre-plein des quais D où sont traitées des marchandises générales non conteneurisées ; à terme, la zone serait intégrée au périmètre de la concession,
- La réfection du terre-plein du môle 1 où est traité le trafic des eucalyptus et des autres bois,
- Le renforcement des réseaux portuaires d’’électricité, eau et assainissement,
- L’’achat de 2 remorqueurs,
- Des aménagements de phares et balises.

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Impacts

L’’extension du terminal à conteneurs permettra de faire face à l’accroissement du trafic notamment en conteneurs, qui pourrait passer de 274 000 conteneurs en 2008 à plus de 1 000 000 en 2016 tout en réduisant les coûts de manutention et le temps d’’escale des navires.

Parallèlement à l’’accroissement du trafic, le projet favorisera l’’emploi des sociétés opérant sur le port : l’’emploi permanent au terminal à conteneurs passerait de 550 salariés en 2008 à environ 700 à l’’achèvement du "programme d’’investissements prioritaires" (2014).
Il pourra aussi, avec l’amélioration progressive des liaisons terrestres et fluviales vers l’intérieur du Congo, jouer à nouveau pleinement son rôle de débouché maritime pour le nord du Congo, de la RDC, et pour la République Centrafricaine.

Date et montants

Démarrage : 2009

Durée : 5 ans

Financement : prêt non souverain de 29 M €

Cofinancement de la Banque Européenne d’’Investissement (29 M €), de la Banque de Developpement des Etats d’’Afrique Centrale (9,1 M €) et autofinancement du PAPN (54,6 M €)

Dernière modification : 12/05/2010

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