La politique étrangère

La politique étrangère de la France repose sur quelques principes fondamentaux : droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques, respect de l’État de droit et coopération entre les nations. Dans ce cadre, la France s’est attachée à sauvegarder son indépendance nationale tout en œuvrant au développement de solidarités régionales et internationales.

La construction Européenne

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Dès 1945, la construction européenne se trouve au cœur de la politique étrangère française. Plusieurs raisons majeures à cela : restaurer la paix et garantir la sécurité des États, consacrer la forme démocratique de gouvernement, et bâtir un espace économique et monétaire intégré susceptible de garantir la prospérité aux peuples européens. Dès lors, le général de Gaulle, les présidents français ne cesseront d’œuvrer à la concrétisation et au développement de ce socle européen pour en faire une puissance économique et une enceinte politique respectée.

La France joue un rôle décisif dans la fondation de la CEE (le Marché commun), née du traité de Rome (1957). L’amitié de de Gaulle avec le chancelier Adenauer facilite la coopération franco-allemande, faisant de celle-ci un "moteur" de la construction européenne. Le traité de l’Elysée scelle en 1963 la réconciliation entre les deux pays.
La France s’implique également beaucoup dans la création de l’Union européenne avec le traité de Maastricht ratifié par référendum en 1992 qui fonde l’Union Européenne et aboutit au lancement de l’euro en 1999. Plus tard, les Français refuseront le projet de traité constitutionnel lors du référendum de mai 2005.

Depuis le grand élargissement de 2004, la France cherche à conserver son rôle moteur dans la construction européenne. En 2008, elle s’est ainsi impliquée aux côtés de l’Allemagne pour faire face à la crise financière. Avec le vote par référendum de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne en 2017, la France tente de redonner un nouveau souffle à l’Union européenne, notamment au sein d’un couple franco-allemand renforcé.

Elu en 2017, le président Emmanuel Macron est particulièrement favorable à une intégration européenne renforcée autour d’un noyau dur d’Etats membres, à une relance de l’investissement ou encore à un approfondissement de la zone euro passant par la création d’un ministre, d’un parlement et d’un budget spécifiques. Il souhaite également lancer des conventions démocratiques dès la fin 2017 dans l’ensemble de l’Union européenne, pour redéfinir ses priorités.

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Défense et sécurité

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En matière de sécurité, les années de la guerre froide ainsi que la période instable qui leur a succédé ont conféré à l’ensemble des nations démocratiques, dont la France, d’importantes responsabilités. Partie au traité de l’Atlantique Nord (OTAN), la France est également membre de l’Union de l’Europe occidentale (UEO), de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et du Corps européen, au sein duquel la France compte près de 13 000 hommes.

Enfin, étant l’une des cinq puissances nucléaires, avec la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Russie et la Chine, la France assure le maintien et l’adaptation de sa dissuasion aux nouvelles réalités stratégiques et entend prendre en compte la dimension européenne de sa défense, tout en œuvrant à l’interdiction totale des essais nucléaires et en s’engageant en faveur de la maîtrise des armements et du désarmement.

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Droits de l’Homme : une priorité de la politique étrangère de la France

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"La défense des droits de l’Homme fait partie de l’identité de notre pays, la France, et elle est un principe d’action de la diplomatie française. C’est pour moi, aussi, un engagement ancien et personnel. La France ne se mettra pas du côté de ceux qui voudraient mettre les violations des droits de l’Homme et le droit humanitaire entre parenthèses, sous le tapis. Le choix n’est pas entre incantation et silence complice : entre les deux, il y a un espace pour l’action, et ce que je souhaite, c’est que la France l’occupe pleinement."
Jean-Marc Ayrault, ancien ministre des Affaires étrangères et du Développement international

"La France veut être exemplaire, non pas pour faire la leçon mais parce que c’est son histoire, c’est son message. Exemplaire pour porter les libertés fondamentales, c’est son combat, c’est aussi son honneur."
François Hollande, ancien Président de la République - débat d’ouverture de la 67e session de l’Assemblée générale des Nations unies, 25 septembre 2012

Les droits de l’Homme sont définis comme les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre condition et recouvrent de nombreuses thématiques.

La protection des droits de l’Homme, tels que consacrés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme, se situe au centre des travaux de l’Organisation des Nations unies qui rappelle que ces droits sont universels, indissociables, interdépendants et intimement liés (Conférence mondiale des Nations unies). Ces droits font partie des valeurs fondatrices de la République française comme cela a été proclamé dans le préambule de notre Constitution. Leur respect est au cœur de l’exercice de la démocratie en France et de notre engagement au sein de l’Union européenne et des organisations internationales.

Cet engagement se traduit par des actions sur le plan politique et diplomatique au niveau national, européen et international et se conjugue avec des actions de coopération et de soutien sur des thématiques prioritaires.

La France est particulièrement engagée sur plusieurs thématiques : l’abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre l’impunité, les détentions arbitraires et les disparitions forcées, le respect des droits des femmes, la lutte contre l’enrôlement d’enfants-soldats ainsi que la lutte contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Ces projets sont conduits en partenariat avec la communauté internationale, les organisations internationales ainsi qu’avec les ONG françaises ou étrangères.

Au-delà de ces thématiques, la diplomatie française s’attache à combattre par son action, dans les enceintes multilatérales et dans le cadre de ses relations bilatérales, les violations des droits de l’Homme partout où elles sont commises.

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Climat, environnement et développement durable

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2 ans, jour pour jour, après l’Accord de Paris, le sommet One Planet Summit, qui s’est tenu le 12 décembre 2017 à la Seine musicale, entendait poursuivre l’effort en rassemblant les acteurs de la finance publique et privée. L’objectif était de réfléchir aux moyens pour innover, soutenir et accélérer notre lutte commune contre le changement climatique.

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La France à l’ONU

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En tant que membre fondateur de l’ONU en 1945, la France accorde une place importante du système multilatéral où elle occupe un rôle moteur sur nombre de sujets. Parmi les organes principaux des Nations unies, elle est membre permanent du Conseil de sécurité comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie et la Chine.

Elle s’implique également au sein de ses organes subsidiaires (Conseil des droits de l’Homme, membre permanent de la Conférence du désarmement par exemple). Elle est par ailleurs fortement engagée au sein des institutions spécialisées ainsi que des fonds et programmes des Nations unies.

Au sein des Nations unies, la France est active dans tous les domaines. Aussi bien dans le domaine politique (réforme des Nations unies et du Conseil de de sécurité), que ceux des droits de l’Homme (réélue au Conseil des droits de l’homme en novembre 2013), de l’environnement et du changement climatique, de l’aide publique au développement ou du maintien de la paix et de la sécurité internationales, etc.

La précédente présidence de la France au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) remonte au mois d’octobre 2017.

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L’action humanitaire d’urgence

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L’action humanitaire d’urgence vise à assurer l’assistance et la protection des personnes vulnérables et à répondre aux besoins fondamentaux des populations affectées par une catastrophe naturelle ou un conflit : accès à l’eau et assainissement, nourriture, abris et soins médicaux.

Elle complète l’aide apportée par les autorités du pays affecté par une crise et s’inscrit dans l’ensemble plus vaste de l’assistance fournie par la communauté internationale avec en premier lieu les organisations internationales.

Le Centre de crise (CDC) est le principal outil de l’aide humanitaire d’urgence du Ministère des Affaires étrangères. Chargé de la gestion des crises se déroulant à l’étranger, il assure, depuis Paris, un suivi et une analyse des problématiques humanitaires par grandes zones géographiques (Afrique, Asie, Afrique du Nord et Moyen-Orient, Europe, Amériques), coordonne la réponse de l’Etat pour les opérations d’aide humanitaire d’urgence, assure les relations avec les autres acteurs humanitaires et effectue des missions sur le terrain. Pour l’appuyer dans son action, il dispose de correspondants humanitaires en poste dans les ambassades.

Grâce à son Fonds d’Urgence Humanitaire, le CDC apporte une aide d’urgence en espèces ou en nature. Dans ce cadre, il soutient les ONG dont il finance les projets et avec lesquelles il entretient un dialogue régulier.

Le Ministère des Affaires étrangères dispose d’autres instruments financiers dédiés à l’aide d’urgence :

  • la Direction Générale de la Mondialisation qui met en œuvre l’aide alimentaire dont une partie des financements est destinée au Programme Alimentaire Mondial, le reste transitant par des ONG, le Comité international de la Croix-Rouge ou des dispositifs nationaux,
  • la Direction des Nations-Unies et des Organisation Internationales, qui est en charge des contributions volontaires de la France aux agences des Nations-unies intervenant dans l’action humanitaire ainsi qu’au mouvement Croix-Rouge.

Plus d’informations sur la stratégie humanitaire de la France 2015-2017.

Justice Internationale

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Aide au développement

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L’aide au développement (APD) désigne les dépenses publiques au bénéfice des pays en développement dont le but essentiel est de favoriser le développement économique et l’amélioration des conditions de vie dans les pays concernés.

La politique de développement de la France s’inscrit le cadre international du nouvel Agenda 2030 qui associe lutte contre la pauvreté et développement durable dans ses trois composantes : économique, sociale et environnementale.

La France s’est particulièrement illustrée par son engagement en faveur de la redéfinition d’un cadre mondial pour le développement durable lors des trois rendez-vous qui ont marqué l’année 2015 : la rénovation du cadre de financement du développement durable avec le Programme d’Action d’Addis-Abeba en juillet, l’adoption des 17 Objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030 par les Nations-Unis en septembre, puis l’organisation de la Conférence pour le Climat (COP 21) à Paris en décembre 2015.

Afin d’assurer son efficacité, la politique de développement et de solidarité internationale s’adapte aux diversités des situations et des besoins de ses pays partenaires. Ainsi la France décline son action selon plusieurs partenariats différenciés qui tiennent compte des réalités géographiques des pays partenaires, des instruments (dons et/ou prêts, aide-projet, aide budgétaire, expertise technique) et des secteurs d’intervention les plus adaptés aux besoins des pays. La France participe également, dans chacune de ses interventions, à la promotion du nouveau cadre international de développement durable et de ses principes, par le biais de l’influence économique et culturelle.

La France décline son action selon quatre grands domaines d’intervention :

  • La lutte contre le changement climatique et la préservation de l’environnement ;
  • Le développement humain et l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • Le développement économique permettant le progrès social ;
  • Le renforcement des droits de l’Homme, de la stabilité et de la paix.

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Francophonie et langue française

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Le français est parlé par 274 millions de locuteurs sur tous les continents. Il se situe au 5e rang des langues les plus utilisées, derrière le mandarin, l’anglais, l’espagnol et suivant les estimations, l’arabe ou l’hindi.

Le français est la 4e langue d’Internet, la 3e langue des affaires, la 2e langue d’information internationale dans les médias, la 2e langue de travail de la plupart des organisations internationales et la 2e langue la plus apprise dans le monde avec 125 millions d’élèves et un demi-million de professeurs de français à l’étranger.

Vecteur de communication internationale, le français est langue de travail dans les enceintes multilatérales (ONU, OMC, OCDE, OIT), européennes et africaines.

L’attractivité de la francophonie en chiffres :

  • 342 000 élèves, dont 63% de non Français dans les 495 établissements français à l’étranger.
  • 1.7 million d’élèves scolarisés dans des établissements bilingues dont 70 000 dans les 158 établissements du réseau LabelFrancÉducation. Seul label institutionnel francophone de portée mondiale, le LabelFrancEducation a été créé en 2012 par le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangèresl afin de reconnaître l’excellente qualité d’une filière bilingue. Présent dans 35 pays sur les 5 continents, il est en plein essor avec une augmentation de 70% du nombre de ses membres entre 2015 et 2016.
  • 50 millions d’apprenants français langue étrangère.

L’ensemble des pays francophones et francophiles représentait, en 2012, 16 % du PIB mondial, avec un taux de croissance moyen de 7 %, et près de 14 % des réserves mondiales de ressources minières et énergétiques, alors que les francophones ne représentent que 4 % de la population mondiale.

SELON LES PROJECTIONS, 770 MILLIONS DE FRANCOPHONES EN 2050

La francophonie est le 6e espace géopolitique par sa population et pourrait devenir 4e espace géopolitique en 2050.

Pour promouvoir le français et la francophonie, vecteurs de rayonnement et d’influence, la diplomatie française a mis en place un dispositif comprenant :

  • Une politique bilatérale qui vise à consolider la place du français à l’extérieur de nos frontières au moyen d’actions de coopération avec les autorités locales pour développer le français dans leur système éducatif (plaidoyer pour l’enseignement d’au moins deux langues étrangères, formation de professeurs, développement de l’enseignement bilingue…) et d’une activité directe d’enseignement conduite par les réseaux culturel et scolaire français.
  • Une politique multilatérale qui vise à réunir les pays francophones dans une communauté politique. La France a soutenu la création de l’Agence internationale de la francophonie en 1970. L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) regroupe aujourd’hui 84 Etats membres et observateurs ayant le français comme langue de référence. Cette francophonie institutionnelle contribue à la paix, à la démocratie, aux droits de l’Homme, à la promotion du français et de la diversité culturelle ainsi qu’au développement d’une prospérité partagée et durable.

Plus d’informations sur la francophonie et la langue française.

Les femmes dans la diplomatie

Marie-Thérèse d’Autriche, au cœur du pouvoir au XVIIIe

Ce premier portrait se penche sur le XVIIIe siècle en compagnie d’Elisabeth Badinter. À cette époque, il est interdit aux femmes d’exercer la fonction officielle d’ambassadeur d’un État. Cette impossibilité ne les a toutefois pas empêchées d’intervenir dans les négociations diplomatiques, que ce soit de manière officielle, à l’image de la souveraine Marie-Thérèse d’Autriche, ou de manière officieuse via les réseaux amicaux ou familiaux.

Suzanne Borel, la pionnière

Un second portrait nous permet de découvrir la pionnière Suzanne Borel, première femme à avoir réussi le concours en 1930 et à être devenue diplomate.

L’arrivée des femmes aux plus hautes fonctions d’encadrement

Un troisième article traite de l’arrivée des femmes aux plus hautes fonctions d’encadrement. Cette arrivée s’effectue en deux temps : en 1972, Marcelle Campana est nommée ambassadrice au Panama puis, en 1986, Isabelle Renouard devient la première femme directrice en administration centrale.

Portraits croisés de diplomates femmes aujourd’hui

Un dernier article propose un portrait croisé de trois femmes actuellement diplomates : une ambassadrice, une directrice et une consule générale reviennent sur leur choix d’embrasser la carrière diplomatique, sur les défis de leur poste et de notre politique étrangère, ou encore sur la meilleure façon de promouvoir la place des femmes au sein du ministère.

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Dernière modification : 24/01/2018

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