Séminaire parlementaire sur les changements climatiques en collaboration avec l’AFD et Expertise France

Le Ministère du Tourisme et de l’Environnement, l’Assemblée nationale, le Sénat, l’Agence française de Développement et Expertise France ont organisé conjointement un séminaire sur les changements climatiques, au Palais des Congrès de Brazzaville, le 16 décembre 2020.

Ce séminaire s’inscrivait dans la continuité de la célébration du 5ème anniversaire de l’Accord de Paris, qui s’est déroulée le 12 décembre 2020, en visioconférence, dans le cadre du « Climate Ambition Summit », organisé par les Nations Unies en partenariat avec le Royaume-Uni, la France, le Chili et l’Italie.

Organisé dans le cadre de la Facilité Adapt’Action mise en œuvre par l’AFD et Expertise France, ce séminaire a réuni une cinquantaine de parlementaires, en présence de Madame Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement, de Son Excellence l’Ambassadeur de France au Congo, M. François BARATEAU, de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de l’Union européenne, Raul PAULA MATEUS, d’un représentant du PNUD et de la Directrice adjointe de l’AFD au Congo.

L’évènement s’est déroulé en duplex avec le siège d’Expertise France à Paris, d’où sont intervenus le Sénateur Ronan DANTEC, Vice-Président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement durable au Sénat français et Maitre Matthieu WEMAËR, spécialiste du droit de l’environnement et du climat basé à Bruxelles.

JPEGDans son mot de circonstance, l’Ambassadeur de France a rappelé que «  l’Accord de Paris grave dans le marbre un but collectif, ambitieux et nécessaire à la préservation des écosystèmes planétaires et des conditions de vie des populations : contenir la hausse des températures bien en-deçà de 2°C et s’efforcer de la limiter à 1,5°C  ; mais aussi accroître la capacité d’adaptation au changement climatique et rendre les flux financiers compatibles avec ces objectifs ». Il a également souligné que « l’avenir est au renforcement des engagements des Parties à l’accord, afin que ses objectifs soient atteints. L’avenir est aussi à la coopération avec les acteurs non-étatiques, dont les contributions sont mises en exergue par l’Accord de Paris, à travers l’Agenda de l’action ».

JPEGLe Sénateur DANTEC a rappelé, lors des ateliers qu’il a animés et des échanges qui ont suivi avec ses pairs, le rôle que devront jouer les parlementaires et les collectivités locales dans le processus de mise en œuvre de l’Accord de Paris.

La Ministre du Tourisme et de l’Environnement a rappelé, dans son intervention, les nombreuses actions engagées par le Gouvernement congolais pour protéger le patrimoine environnemental et défendre la cause du climat, tant dans les enceintes internationales qu’au plan national. Elle a notamment souligné les avancées concernant le Fonds bleu pour le Bassin du Congo et le démarrage des projets CAFI. Elle a également cité quelques projets en cours pour l’adaptation face au changement climatique au Congo.

Les travaux se sont déroulés sous forme de présentations synthétiques autour des enjeux de l’Accord de Paris et du rôle des acteurs, notamment des parlementaires dans les processus de mise en œuvre des Contributions déterminées au Niveau national (CDN).

A onze mois de la COP 26 qui se tiendra à Glasgow en novembre 2021, les échanges ont permis aux parlementaires congolais de mieux appréhender l’agenda international sur le climat et ses défis, mais aussi d’en mesurer les implications pour le Congo.

La démarche retenue, d’échanges entre élus français et congolais, échanges entre pairs, a favorisé un dialogue franc, constructif et pragmatique, sur la base d’exemples nourris et concrets.

JPEGDans son mot de clôture, la Ministre du Tourisme et de l’Environnement a adressé un message fort rappelant qu’en tant élus et représentants du peuple congolais, les parlementaires ont à la fois l’opportunité et la responsabilité de contribuer, chacun à son niveau, aux efforts que le Congo s’apprête à renouveler pour contribuer à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Elle a affirmé par ailleurs qu’elle « reste convaincue qu’une politique climatique affichant une ambition fondée sur un équilibre mesuré entre le potentiel écologique du pays et ses besoins légitimes de développement et de prospérité, constitue la clé de la diversification économique durable et résiliente du Congo  » ./.

Dernière modification : 22/12/2020

Haut de page